Association Nationale des Psychiatres Présidents et Vice-Présidents de Commissions Médicales d’Etablissement des Centres Hospitaliers

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Enquête Flash – AdESM et Conférence Nationale des PCME de CHS

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Communiqué de presse CME du 1er décembre 2022

Paris, le 1er décembre 2022

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les psychiatres d’exercice public se sont mobilisés le 29 novembre pour exprimer leur inquiétude face à la situation dramatique que vit notre discipline. Les problèmes de fond sont connus et documentés depuis plusieurs années et quatorze mois après les assises de la psychiatrie, c’est un signal confirmant que les mesures annoncées à leur issue n’ont pas été à la hauteur des enjeux.

Le nombre toujours plus grand de postes de PH non pourvus laisse actuellement des territoires entiers en déshérence, en particulier en ce qui concerne la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent dont la situation est proprement dramatique. Les contraintes administratives, en lien entre autres avec la législation sur les soins sans consentement et les dispositions concernant l’isolement et la contention, ont un impact direct sur l’attractivité de la discipline. Les établissements autorisés en psychiatrie sont contraints dans l’urgence de se réorganiser en fermant des lits ou des structures de soins ambulatoires. Il est donc urgent d’agir.

Lors de la rencontre avec les représentants syndicaux le ministère a assuré qu’il avait pleinement conscience des difficultés que rencontrent les psychiatres et a annoncé qu’un cycle de réunions de travail s’ouvrira à partir de début janvier avec les représentants de la profession. La Conférence des PCME de CHS espère que les négociations entre le Ministre et les parties prenantes déboucheront sur un plan d’ampleur visant à améliorer de façon significative les conditions d‘exercice afin que notre discipline retrouve son attractivité. Elle est prête à s’associer et apporter sa contribution aux futurs travaux.


Bureau de la Conférence Nationale des PCME/CHS

  • Dr Christophe SCHMITT Président
  • Dr Béatrice AUBRIOT Vice-présidente
  • Dr Jean-Pierre SALVARELLI Vice-président
  • Dr Françoise ANTONI
  • Dr François APPAVOUPOULLE
  • Dr Jean-Pierre KORWIN
  • Dr Jean OUREIB
  • Dr Nathalie SALOME
  • Dr Edgar TISSOT

Documents

Communiqué ANPCME du 29 novembre 2022

Avignon, le 29 novembre 2022

COMMUNIQUÉ

L’ANPCME tient à alerter devant la persistance de graves problèmes de fond auxquels aucune réponse forte n’a été apportée par les pouvoirs publics pour une discipline déjà qualifiée à juste titre de sinistrée dans le passé et dont la situation ne fait que se dégrader.

La mesure de la crise démographique sans précèdent des personnels, notamment médicaux et de ses raisons profondes est loin d’avoir été prise en compte : la problématique de l’attractivité de la discipline reste entière malgré l’annonce de mesures largement insuffisantes pour y répondre.

Les contraintes administratives grandissantes avec notamment l’impact de la complexité de l’application de l’article 84 et ses conséquences délétères en termes de surcharge de travail dans un contexte de départ de professionnels, amène à une perte de sens quand on sait que la diminution du recours aux soins sans consentement et de surcroit à l’isolement et à la contention nécessite avant tout de la présence soignante auprès des patients.

Tiraillée entre respect des libertés individuelles et risque médicolégal, notre discipline n’est plus attractive pour les jeunes médecins et encore moins pour l’exercice au sein de l’hôpital public qui traverse une crise sans précédent.

Les établissements font part de leurs difficultés croissantes avec des réorganisations forcées et des risques de rupture du maillage territoriale et de l’accès aux soins de proximité pour les patients avec à la clef des fermetures de lits et de structures ambulatoires.

En cette journée de mobilisation des psychiatres d’exercice public, l’ANPCME tient à faire part de sa profonde inquiétude pour la psychiatrie publique qui est un élément majeur de notre système de santé et dont les professionnels et les patients ne doivent pas être oubliés.

Documents

Communiqué – Covid – Psychiatrie – Europe

Les associations signataires suivantes :

  • Conférence Nationale des Présidents de CME de CHS : Dr Ch. MÜLLER, France
  • Association Nationale des Psychiatres présidents et vice-présidents des Commissions
    Médicales d’Etablissement des Centres Hospitaliers (ANPCME) : Dr MN. PETIT,
    France
  • Società Italiana di Psychiatria : Dr E.ZANALDA, Italie
  • Association Romande des Institutions Psychiatriques (ARIP) : Dr J. GASSER, Suisse
  • Fundació Congres Catala de Salut Mental (FCCSM) : Dr C. GARCIA-RIBERA, Espagne
    (Catalogne)
  • German Association for Psychiatry, Psychotherapy and Psychosomatics (DGPPN): Prof.
    Dr. Thomas Pollmächer, Allemagne

Tiennent à faire part des constatations suivantes :


1/ La vulnérabilité particulière aux formes graves de la COVID-19 des patients présentant certains troubles psychiatriques est attestée. Elle est principalement due à la fréquente précarité sociale, à leur difficulté éventuelle à suivre les conseils de protection en matière de santé publique ainsi qu’à la moindre capacité à demander des soins. Elle aggrave également les comorbidités somatiques. Cette vulnérabilité doit conduire à la prise en compte de la pathologie psychiatrique comme facteur de risque de forme grave de la COVID 19.

2/ Concernant la stratégie vaccinale, la vulnérabilité particulière liée aux pathologies psychiatriques les plus graves doit conduire à sa prise en compte comme facteur de risque de forme grave de COVID-19. C’est pourquoi les patients porteurs de pathologies psychiatriques chroniques doivent faire partie des publics à vacciner en priorité notamment les personnes âgées hospitalisées dans les services de psychiatrie pour les toutes premières étapes ainsi que les patients hospitalisés au long cours.

3/ La protection sanitaire des patients a été d’autant plus assurée dans les territoires des signataires que les dispositifs de prévention et de soins spécialisés étaient réalisés dans le respect de la
proximité et de la continuité des soins. Plus le degré de leur organisation territoriale permettait l’accès à des soins de proximité, moins les conséquences dommageables, et notamment létales ont été graves.

4/ Une préoccupation largement partagée par les cosignataires concerne la situation actuelle des enfants, des adolescents et des jeunes adultes, à l’origine d’une augmentation significative de consultations spécialisées. Une attention particulière doit être portée à destination des publics étudiants.

5/ Une préoccupation est également constatée par rapport à l’augmentation du nombre des demandes de consultations concernant la question des violences intrafamiliales. Celle-ci nécessite la mise en oeuvre d’une politique proactive spécifique.

6/ Pour ce qui concerne la population générale il revient désormais aux dispositifs de prévention et de soins d’assurer une organisation de nature à anticiper les conséquences psychosociales que la crise sanitaire aura générée.

7/ Il importe d’éviter toute interprétation hâtive de données épidémiologiques actuelles encore trop limitées. Seules quelques tendances de l’évolution épidémique peuvent être aujourd’hui identifiées et devront être confirmées.

8/ Dans le contexte épidémique, la téléconsultation a montré qu’elle constituait un outil de suivi à distance appréciable dans la mesure où elle favorise le maintien du lien avec le patient.
Il conviendra d’en définir précisément le périmètre d’action et les limites car elle ne peut se substituer totalement aux consultations en présentiel et au maintien indispensable du lien physique avec le patient.

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Communiqué – Covid – Psychiatrie – Europe

Les associations signataires suivantes :

  • Conférence Nationale des Présidents de CME de CHS : Dr Ch. MÜLLER, France
  • Association Nationale des Psychiatres présidents et vice-présidents des Commissions
    Médicales d’Etablissement des Centres Hospitaliers (ANPCME) : Dr MN. PETIT,
    France
  • Società Italiana di Psychiatria : Dr E.ZANALDA, Italie
  • Association Romande des Institutions Psychiatriques (ARIP) : Dr J. GASSER, Suisse
  • Fundació Congres Catala de Salut Mental (FCCSM) : Dr C. GARCIA-RIBERA, Espagne
    (Catalogne)
  • German Association for Psychiatry, Psychotherapy and Psychosomatics (DGPPN): Prof.
    Dr. Thomas Pollmächer, Allemagne

Tiennent à faire part des constatations suivantes :


1/ La vulnérabilité particulière aux formes graves de la COVID-19 des patients présentant certains troubles psychiatriques est attestée. Elle est principalement due à la fréquente précarité sociale, à leur difficulté éventuelle à suivre les conseils de protection en matière de santé publique ainsi qu’à la moindre capacité à demander des soins. Elle aggrave également les comorbidités somatiques. Cette vulnérabilité doit conduire à la prise en compte de la pathologie psychiatrique comme facteur de risque de forme grave de la COVID 19.

2/ Concernant la stratégie vaccinale, la vulnérabilité particulière liée aux pathologies psychiatriques les plus graves doit conduire à sa prise en compte comme facteur de risque de forme grave de COVID-19. C’est pourquoi les patients porteurs de pathologies psychiatriques chroniques doivent faire partie des publics à vacciner en priorité notamment les personnes âgées hospitalisées dans les services de psychiatrie pour les toutes premières étapes ainsi que les patients hospitalisés au long cours.

3/ La protection sanitaire des patients a été d’autant plus assurée dans les territoires des signataires que les dispositifs de prévention et de soins spécialisés étaient réalisés dans le respect de la
proximité et de la continuité des soins. Plus le degré de leur organisation territoriale permettait l’accès à des soins de proximité, moins les conséquences dommageables, et notamment létales ont été graves.

4/ Une préoccupation largement partagée par les cosignataires concerne la situation actuelle des enfants, des adolescents et des jeunes adultes, à l’origine d’une augmentation significative de consultations spécialisées. Une attention particulière doit être portée à destination des publics étudiants.

5/ Une préoccupation est également constatée par rapport à l’augmentation du nombre des demandes de consultations concernant la question des violences intrafamiliales. Celle-ci nécessite la mise en oeuvre d’une politique proactive spécifique.

6/ Pour ce qui concerne la population générale il revient désormais aux dispositifs de prévention et de soins d’assurer une organisation de nature à anticiper les conséquences psychosociales que la crise sanitaire aura générée.

7/ Il importe d’éviter toute interprétation hâtive de données épidémiologiques actuelles encore trop limitées. Seules quelques tendances de l’évolution épidémique peuvent être aujourd’hui identifiées et devront être confirmées.

8/ Dans le contexte épidémique, la téléconsultation a montré qu’elle constituait un outil de suivi à distance appréciable dans la mesure où elle favorise le maintien du lien avec le patient.
Il conviendra d’en définir précisément le périmètre d’action et les limites car elle ne peut se substituer totalement aux consultations en présentiel et au maintien indispensable du lien physique avec le patient.

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