Les élections de la conférence nationale des présidents de CME de CHS auront lieu le mercredi 26 janvier 2022 de 9h00 à 16h30. Cette journée se tiendra en présentiel au Ministère des Solidarités et de la Santé à Paris.

Pour une stratégie vaccinale qui prenne en compte la particulière vulnérabilité somatique des patients en psychiatrie

Paris, le 8 décembre 2020

A l’heure de la mise en oeuvre de la stratégie vaccinale contre le SARS-CoV-2, le groupe ressources de la Conférence nationale des présidents de CME de CHS alerte sur les points suivants :

  • L’âge élevé (au-delà de 65 ans) et les comorbidités somatiques ont été identifiés comme facteurs de risque avérés d’hospitalisation ou de décès en cas de contamination par le SARS-CoV-2.
  • L’espérance de vie des patients souffrant d’une pathologie psychiatrique chronique est réduite de 10 ans par rapport à la population générale, en raison, entre autres, de comorbidités somatiques fréquentes et d’un mauvais état de santé général. Cette
    vulnérabilité particulière liée à la pathologie psychiatrique doit conduire à sa prise en compte comme facteur de risque de forme grave de COVID-19.

C’est pourquoi les patients porteurs de pathologies psychiatriques chroniques (Schizophrénies et troubles bipolaires) doivent faire partie des publics à vacciner en priorité au cours des premières étapes de la campagne.

Dès la disponibilité des premières doses vaccinales, le groupe ressources souhaite que la situation des patients hospitalisés en service de psychiatrie, notamment les patients dont les séjours sont de longue durée, soient considérées comme prioritaires au même titre que les
personnes âgées et résidents en services de long séjour (EHPAD, USLD).


De façon générale, nous rappelons que pour toute vaccination, une information claire et appropriée doit être délivrée par le médecin traitant ; le bénéfice risque doit être évalué au cas par cas et discuté avec le patient en l’adaptant à son état clinique. Son consentement éclairé aidé le cas échéant par la personne de confiance ou toute personne qu’il aurait désigné à cette occasion doit être obtenu dans le cadre d’un protocole formalisé. Lorsque le patient est sous mesure de protection juridique, l’accord du tuteur doit être recueilli.

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